La caissière de supermarché bis :
-Je peux vous poser une question ?
-Oui bien sûr.
-Une question, comment dire, intime.
-J’ai peur. Allez-y.
-J’ai vu qu’une femme avait amené, dans son vagin, deux clés
USB a son ami en prison, alors moi, je ne vois pas ce que je ferai de clés USB,
mais deux bons saucissons !
-(rire) Avec un peu de salade aussi. (Elle passe la salade à
la caisse).
-Oui ce serait chic. Vous connaissez mes goûts. Alors, vous
feriez ça ?
-Vous allez en prison bientôt ?
-Oui. Je suis un Bad Boy, j’ai volé un saucisson sec.
-(rire) Et vous l’avez mis ou ?
-Je passe en ce moment un troisième saucisson à la caisse,
ni vu ni connu…vous voulez voir ?
-Non ça va. Je ne vous l’compte pas, pour prise de risque.
C’est tout de même courageux de votre part.
-Merci. On se comprend. On forme une belle équipe tous les
deux. Je vous invite chez moi à un apéro dînatoire. Y aura du saucisson à la
noisette. Ça vous tente.
-(rire) Non merci, je vous le laisse.
-Apres tout ce que j’ai fait pour l’avoir, vous refuseriez
???
-(rire) Continuer et je vous le compte en plus.
- Qu’est-ce qui vous prouve que je l’ai bien ? Car vous
n’êtes pas sûr.
-(rire) Je vous crois sur parole.
-Pour que ça ne sonne pas j’ai enlevé l’emballage. Alors
pour l’apéro ? Apres votre service ? J’habite juste à côté.
-N’importe quoi !
-Vous ne savez pas ce que vous perdez ! Ceci dit je ne
risque pas avec vous d’aller en prison, vous faites preuve de mauvaise volonté.
-Bon repas !
-Je vais le déguster, avec ce qu’il m’en a coûté ! Ça fait
un peu cher le saucisson ! Heureusement que j’ai ajouté deux paquets de chips
et une bouteille de rhum !
La vie en rose :
Je bois un verre à Larmor-Plage, en face de la mer. Hiver.
Au couleur café. Comme la chanson de Gainsbourg issue de son excellent album
Percussions.
Je viens de sortir d’une hospitalisation longue de quatre
mois à Charcot, Caudan. Pour troubles mentaux, schizophrénie. J’ai vécu des
moments durs, cette période, mais aujourd’hui ça va bien. Bien, même, que je
vois la vie en rose. Le pire, dans un hôpital psy, n’est pas l’ennui, c’est le
traitement. Il coupe la libido. On ne voit alors plus les femmes que comme des
amies. Effrayant. On se met même à discuter avec. A parler de tout et de rien,
du beau temps, de la pluie. On partage ses impressions. Mais maintenant, ça va
mieux, bien, même, très bien. Beaucoup mieux.
On voit alors le paysage. Toutes les femmes sont en petites
tenues, porte-jarretelles et strings !
La balle du prisonnier :
Un prisonnier dans sa cellule. Il joue à faire rebondir une balle
contre le coin du mur. Il rate la balle au retour qui part sur le côté.
-Faux rebond, comme d’hab. !
Il se lève et la reprend, continue. La balle après quelques
rebonds part par la fenêtre.
-Merde ! heureusement qu’ il m’en reste une.
Il met sa main dans son pantalon pour prendre une couille,
la sort.
-c’est ma dernière, j’y tiens. Mais faut bien qu’elle serve.
Il reprend les rebonds contre le coin du mur.
Interview :
-Vous dites aimer la fellation ? Pensez-vous que c’est
important dans un couple ?
-Mon ex m’a fait aimer la fellation. Avant j’y pensais pas
tant que ça.
-Elle suçait bien ? Elle pourrait donner des conseils à
toutes les femmes en participant à un de nos articles sexo.
-Elle suçait pas.
- (rire) je vois. Pas de chance. Pourquoi avoir imaginé
avoir du succès en Ouzbékistan ?
-J’aimerai vivre dans un pays de nature et de plaines, sur
mon cheval, les yeux dans le vent, loin de la perversion du monde moderne qui
est une erreur. Ou en forêt, parmi la beauté des arbres.
-L’Ouzbékistan est plein d’immeubles. Vous ne vous sentez
pas adapter au monde tel que nous le connaissons ?
- J’ai toujours été diffèrent, non-adapté, quasi handicapé.
-Ca a forgé votre regard si particulier d’artiste aussi.
-Je vois les gens comme des animaux handicapés, ils ne
pourraient plus vivre dans la nature et les quelques tribus qui restent sont
supérieurs en terme d’évolution a l’Homme Moderne. Et ce n’est pas les quelques
arbres et buissons des villes qui vont nous dire le contraire, on sait juste
pisser dessus comme on a pissé sur la nature bêtement.
- Pourtant dans votre introduction vous semblez ne pas aimer
la nature et sa brutalité.
-C’est vrai. La vie me laisse un arrière-gout amer. Mais à
partir du moment où on est vivant la mort est là, de même, normalement, que la
nature et trop s’en détacher nous coutera notre perte. C’est juste un
raisonnement mathématique simple. A+b
-Les mathématiques n’ont jamais été mon fort mais je
comprends votre raisonnement. Il y a un retour de l’écologie en force.
-Vous préférez certainement les langues et le rapport
humain. Très bien. Peut-être est-ce déjà trop tard pour un mouvement écolo,
tout a déjà été bétonné partout malheureusement, et c’est bien triste et
dommage.
-Qu’aurait-il fallu faire selon vous ? Que prônez-vous ?
- On n’avait pas réellement besoin des voitures, qui, si
elles sont pratiques, sont un luxe. Il fallait développer une société de
proximité en harmonie avec l’écosystème, qui n’existe plus dans nos villes. Une
part de modernité n’est pas mauvaise, mais pas comme on l’a fait. La plupart de
ce qui constitue notre monde moderne n’est que luxe et confort inutile.
Inutile.
-Pourriez-vous selon vos termes déménager dans une région
reculée du globe ? vivre à l’ancienne.
-J’y pense régulièrement, mais ce n’est pas évident comme
vous pouvez l’imaginer car, si il ne me plait pas, je reste un enfant de mon
monde. Je ne saurais pas comment m’organiser, ou aller, parler la langue, me
faire accepter et tout ça. Vous voyez ?
-Oui. En gros ça reste pour vous un fantasme.
-Cet ouvrage traite de mes fantasmes. Mais n’y voyez pas un recueil de paroles en l’air. L’ouvrage
est on ne peut plus sérieux.
Chapitre trou noir:
Le scientifique Albert Heinchtime en plein travail. Il
travaille sur des questions essentielles sur l’espace, les planètes, l’univers.
Ses théories font le tour du monde, tous les plus grands l’écoutent. Chefs
d’état ou physiciens. C’est un passionné
comme moi, il a changé le monde. Aujourd’hui va être un tournant dans sa
carrière, avec une découverte qui va se révéler être son plus grand succès.
-Eurêka !
Les télés du monde entier, la presse, furent convoqués.
Agitation.
-J’ai trouvé le passage vers une autre dimension, inconnue
jusqu’ici. Ce passage se trouve sur terre. C’est un trou noir. Il suffit d’y
entrer pour être instantanément transporté dans un ailleurs. Meilleur.
-Vous dites qu’il existe un trou noir sur terre ?
-Bien sûr. J’ai vérifié plusieurs fois tous mes calculs et
ma théorie est exacte. Nous la vérifierons en pratique bien assez tôt.
-Un trou noir ? Sur terre ? Ou se trouve-t-il ?
-Elle. Le trou noir se révèle être le trou d’balle d’une
étudiante en fac d’art.
La séance se termina, agitation, après les propos de
l’éminent génie, dans l’effervescence la plus totale et toute la terre en
parla.
-une simple étudiante !
-un trou noir dans son derrière !
-j’n’y crois pas !
-impossible !
-pourtant il parait qu’elle était au courant mais qu’elle
n’a rien dit, a part a quelques personnes!
-c’est peut être
dangereux ! On ne sait pas ou ça mène !
-une autre dimension! Un passage cosmique !
L’étudiante, sympathique, était Russe. On la convoqua sous
la surprise et fit venir dans une salle spéciale, assez grande. Une délégation
fut détachée, internationale. Un américain, une française, un chinois, et deux
russes, telle en était la composition. Ils avaient tous suivis un entrainement
de spartiate. Ils étaient tous parés pour la plus formidable aventure de
l’histoire humaine. Une caméra était branchée sur elle. Et beaucoup
d’équipement pour le voyage, périlleux.
Qu’allaient-ils découvrir, et, surtout, arriveraient-t-ils à
tout faire passer par l’étroite porte spatio-temporelle, la question était en
droit d’être posée…
Et le traducteur, mi- excité, mi- anxieux, la posa. La
réponse ne se fit pas sentir.
-Ho, vous savez, moi, maintenant, j’ai l’habitude !
La secrétaire du médecin :
-Je voudrais prendre rendez-vous avec le médecin.
-Oui, aujourd’hui ?
-Oui. Je me suis froisse un muscle en soulevant de la fonte
au club.
- Dix-sept heures ça vous va ?
-Très bien. Il n’est pas trop dur avec vous le patron ?
-Non. Pourquoi ça ?
-Si j’étais lui j’aimerai vous malmener à chaque petite
faute.
-Vous êtes comme ça ? Je fais bien mon travail alors il n’a
pas besoin.
-Alors vous devez être bonne dans ce que vous faites.
-Oui certainement. Mais pourquoi ces questions ?
-J’aime bien discuter. Je le fais tout le temps, pas vous ?
Bavarde ?
-Un peu.
-Est-ce qu’il y a une machine à café dans le coin ?
-Non, mais vous pouvez aller aux toilettes boire un peu
d’eau.
-C’était pour vous payer un café…je ne vais pas oser vous
demander de m’accompagner direct aux toilettes, vous n’êtes pas ce genre-là. A
moins que… ?
-Je suis au travail là.
-Et que faites-vous après ? Je pourrai vous payer une
tisane. Vous aimez ça ?
-Oui mais j’aurai préféré un truc plus corsé, un petit
verre, d’alcool je veux dire.
-Je ne bois pas d’alcool mais vous pourrez vous saouler en
ma compagnie. Je vous porterai pour le retour.
-Je croyais que vous vous étiez froisse un muscle.
-Rien ne m’arrête, et puis il m’en reste un de valide. Ça
ira. Quelle heure le rendez-vous ?
-Disons…hum…vingt heures devant le cinéma en ville, ça vous
va ?
-Très bien. Je le note dans mon carnet. Avec le docteur
Floch, un spécialiste du couple.
-(rire) Maintenant que le rendez-vous est fixé, laissez-moi
travailler, je dois passer un coup de fil.
Dernier chapitre :
Alors que je commence tout juste à mettre au propre le dernier chapitre de ma BD, un coup de
sonnette retentit. Il est minuit. Je n’attends personne.
-Gregory Floch ?
-Oui, vous êtes ?
-Mon nom n’a pas d’importance, quelqu’un m’envoie.
-Donnez-moi au moins un prénom.
-Mon nom de scène est Mathieu. Mathieu La Masse.
-Un vrai personnage.
-Merci, vous êtes chouette.
-Vous avez dit nom de scène, vous êtes artiste ?
-J’aimerai, mais pas vraiment, pas comme vous. Mais merci.
-Les femmes qui veulent me castrer m’appellent Gregounet, ou
Grigounet, ridicule, Mathieu La Masse ça sonne bien. Viril. En plus vous êtes
costaud. Qui vous l’a donné ?
-Ma femme. Elle me connait bien, mais on parle pas trop boulot à la maison. Pas du
mien en tout cas…Mais la masse, ce n’est pas pour mon aspect. C’est pour autre
chose…
-Ha bon j’avais cru en vous voyant.
-C’est que j’travaille toujours avec ça !(il sort une énorme
masse de derrière son dos)
Silence
-Vous c’est le crayon ou le pinceau, moi mon outil c’est
cette masse.
-Je vois. Vous devez être le mari a Lise…ou Sophie…ou
encore…
-Bingo ! Enfin presque. C’est eux tous qui m’envoient. Je
n’ai pas couché, comme vous, avec toutes ces femmes du monde. Ça a du être
quelque chose quand même !
-le meilleur pour moi semble a venir.
-He he, oui. C’est le moment de payer l’addition. Laquelle
vous avez préféré, laquelle est la plus…comment vous dites ?
-Bad gurl ?
-C’est ça !
-Elles sont toutes de charmantes femmes, d’où,
d’ailleurs, en quelque sorte, votre
présence ici.
- Vous voulez pas me
dire hein !
-Je me demande de quoi nous allons bientôt parler, vous
voulez un jus de fruit Mathieu ?
-la Masse, Mathieu La Masse
Silence
-J’aurais aimé oublier votre petit sobriquet, ne serait-ce
qu’un instant, mais je n’y arrive pas.
-Je bois jamais au boulot.
-Très bien. Vous savez qu’on fait le même métier tous les
deux.
-Ho non Maitre ! Moi je n’ai pas votre talent.
-Je suis certain que vous vous en sortez très bien dans votre
branche. Je veux dire, à vous voir, vous semblez très pro.
-Ho merci vous êtes chic. Je vous avoue que J’ai un coup de
hanche bien assuré. Personne n’a eu à en redire.
-Ni vos commanditaires ni votre femme. Je vous dirai ce que
j’en pense le moment venu.
-Haha. Vous avez de l’humour. C’est comme ça que vous devez
séduire les femmes. Je suis direct moi.
-On fait le même métier car faire un dessin c’est donner un
coup de masse dans la tête, littéralement,
au spectateur.
-C’est pas dans la tête que je frappe. Pour vous en tout
cas… instruction des maris cocus.
-Ne dites plus rien…et…permettez que je me mette en tenue
pour l’acte final.
-Faite comme chez vous, mettez un costard avec un nœud
papillon, ou une cravate. Ou, ch’ais pas votre plus belle tenue.
Je me mets nu.
-Belle, pas vraiment, mais, disons, adaptée à toutes sortes
de situations, comme ce qui nous réunit maintenant.
-Avant d’en finir, je voudrai vous demander, enfin j’ose
pas…
-Si si, sentez-vous à l’aise avec moi, allez…
-Vous pouvez me faire une dédicace ? (il sort une BD de son
pantalon, ainsi qu’un crayon) je suis votre plus grand fan, j’ai toutes vos BD.
-Ironie, mon plus grand admirateur est aussi celui qui va
mettre fin à ma carrière. Je suis d’accord, pour ma plus belle séance de dédicace.
Nu, je dessine.
-Voilà, j’ai fait un autoportrait, nu, avec vous, comme
amis, et votre massue.
-C’est marrant ça. J’veux dire, comme dessin vu la
situation. Je dois vous dire que je
devrai vous prendre en photo, j’veux dire, après…
-Je comprends. Moi aussi j’aime prendre en photo mes
victimes. Comme preuve. Ce n’est pas toujours si morbide d’ailleurs. Ça peut
être attrayant.
-Moi je garde toutes mes photos dans un album. J’aime les
revoir avec mon fils, il a la vocation le p’tit, ces têtes qu’ils font tous
quand je leur ai explosé les couilles, haha ! C’est marrant. Si vous voyiez.
-Je vois très bien. Je tacherai de rester stoïque et noble,
et puis, je ne suis pas si douillet.
-Ho quand même. Les couilles, j’ai compris que c’est votre
point sensible.
-On en est tous là, hommes et femmes. Je suis
malheureusement peu sensible, j’ai certaines difficultés.
-Vous inquiétez pas, j’vais arranger ça tout de suite.
-Avez-vous votre licence de vétérinaire, cette massue, c’est
pour les chevaux ?
-Ça fera l’affaire j’vous assure. Ecartez les cuisses que je
prenne un point de mire. Détendez-vous, ça ira tout seul.
-Visez bien, et
ferme, je n’ai pas envie que vous tiriez a cote et que vous m’éclatiez le fion
!
-Pas de soucis c’est mon métier. J’suis un spécialiste. Vous
pouvez le m’dire maintenant ?
-De quoi, si je vous aime bien ?
-Laquelle vous avez préférée de toutes vos victimes ?
-Ma meilleur amante, celle qui m’a le plus réconforté et le
plus donné, c’est la dernière que j’ai vue et rencontrée. Elle est légèrement
froide d’aspect mais si douce, si…
-Bad gurl comme vous dites.
-Oui c’est tout à fait cela !
-Alors, laquelle ?
-La seule que l’on arrive à satisfaire, même si ce n’est
qu’une fois, autrement dit, la mort.
-Haha, moi aussi je l’attends de pied ferme, cul serré,
allez, comme je dis à ma femme, c’est parti…(il arme sa massue vers
l’arrière). Cheese !
Le cours :
Ma mère entre dans sa salle de classe. Une énorme bite a été
dessinée sur tout le tableau. Les élèves attendent sa réaction.
-J’ai déjà vu un sexe d’homme, celui-ci ne va pas m’effrayer
outre-mesure mais, en parlant de mesure, c’est une sacré bête.
-vu la précision graphique avec laquelle elle a été
dessinée, au poil près, je pense, vous connaissant bien, qu’elle n’a pas été
faite d’imagination. Un des élèves masculin a dû servir de modèle.
-rires.
-je ne vais pas demander à l’infirmière de l’école de
procéder a un examen des jeunes hommes de ma classe, pour avoir le coupable, je
laisse donc aux jeunes femmes ici présentes le soin de le faire et d’inspecter,
après les cours. Je devine que je trouverai des volontaires facilement.
-Ho madame !
-Comme vous y aller !
-Pas moi !
-rires
-Reprenons le cours.
...
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